SOLITUDE AUX VERGERS

Ces pourpres du couchant sur la mort des feuillages,
Ces ramiers, leur envol, ces barques, leurs sillages,
Rejoignent de ton cœur l'harmonieux tourment.
Mais ni le val d'octobre en son enchantement,
Ni le parc ou s'ébat une enfance adorable,
Ni les pas de l'amour sur la mousse ou le sable,
Ni le jardin, où, sous la caresse du vent,
Une rose d'automne est un adieu fervent,
Rien, ni la voix de l'arbre au fil des heures brèves,
Ni la brise aux buissons, ni le flot sur les grèves,
N'égale, au soir des jours, sous les cieux indulgents,
Cette source voilée, image de tes chants.
(Auguste-Pierre Garnier)

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