Antoine de Saint-Exupéry
(1900-1944)


Saint-Exupéry, aviateur, écrivain, poète et reporter français, nait dans une fratrie de cinq enfants dont le père Jean, vicomte de Saint-Exupéry, disparaît lorsqu'il n'a que quatre ans. À 12 ans il découvre l'aviation et reçoit son baptême de l'air. À 14 ans il obtient le premier prix de composition française. Il passe son bac de philosophie en juin 1917 l'année où son jeune faire François, âgé de quinze ans décède. C'est en 1921 qu'Antoine débute la vie qui fera de lui un pilote d'avion. En 1926, il est engagé par Didier Daurat, directeur de l'exploitation des lignes de la compagnie Latécoère (future Aéropostale), et rejoint l'aéroport de Toulouse-Montaudran pour effectuer du transport de courrier sur des vols entre Toulouse et Dakar. En septembre 1929, il rejoint Guillaumet en Amérique du Sud pour contribuer au développement de l'Aéropostale jusqu'en Patagonie. Le 29 décembre 1935, accompagné de son mécanicien André Prévot, il tente un raid Paris-Saïgon à bord d'un Caudron-Renault Simoun, l'avion heurte un plateau rocheux du désert Libyque. Les deux aviateurs survivent miraculeusement à l'accident. Ils seront sauvés 4 jours après par 2 bédouins. Ils parcourent avec eux 80 km jusqu'au Caire. Cette expérience est racontée dans "Terre des hommes". "Le Petit Prince", qui commence par un pilote échoué dans le désert, y fait vraisemblablement référence. En 1937, Saint-Exupéry et son inséparable mécano partent à la recherche de voies aériennes pour rallier différentes villes africaines. Ils parcourent plus de 9 000 kilomètres et ouvrent la route des airs entre Casablanca, Tombouctou et Bamako. De tous ses voyages, il accumule une très importante somme de souvenirs, d'émotions et d'expériences, qui lui servent à nourrir sa réflexion sur le sens à donner à la condition humaine que l'on retrouve dans "Terre des hommes". L'ouvrage est récompensé par le prix de l'Académie française. C'est dans ce roman qu'on découvre la célèbre phrase prononcée par Henri Guillaumet, à qui il a dédicacé l'ouvrage, après son accident dans les Andes : « Ce que j’ai fait, je te le jure, jamais aucune bête ne l’aurait fait ». En 1939, il sert comme capitaine dans l'Armée de l'air. Le 23 mai 1940, il survole Arras alors que les chars allemands envahissent la ville : bien que son avion Bloch 174 soit criblé de balles par la DCA allemande, il réussit à retourner à la base de Nangis avec son équipage sain et sauf ; cet exploit lui vaut d'être récompensé de la Croix de guerre avec palme et cité à l'ordre de l'Armée de l'air le 2 juin 1940. L'épisode lui inspirera le titre et la trame de "Pilote de guerre". Porté disparu en 1944 à bord du F-5B-1-LO il sera déclaré « mort pour la France ».

Pour tous, il reste le pilote décrivant avec une grande pureté de langue l'épopée de l'aviation naissante. Dans ses écrits, il porte la marque de son humanisme et l'ensemble de son œuvre est le témoin exigeant de ses expériences, à la recherche de l'autre dans sa dignité d'homme. Connu pour ses belles histoires et ses jeux, il était un penseur chaleureux qui privilégiait l'amitié, la quête de sens et la vérité.
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