PHILOSOPHIE

Ceci n'est ni une thèse ni un essai mais plutôt une synthèse constituée de la retranscription de textes existants, ceci dans le but, non pas d'accumuler des connaissances mais de comprendre le pourquoi et le comment de ce qui nous anime par le biais de la Philosophie.

La philosophie qu'elle soit antique ou moderne est le développement des idées qui appartiennent à tous les temps et à tous les hommes. Elle prend sa source en Occident et en Orient dès le milieu du Ve siècle avant Jésus-Christ pour se développer jusqu'à nos jours et tend à proposer un mode de vie conduisant vers une progression spirituelle par une transformation intérieure.

Le mot Philosophie signifie littéralement *amour du savoir* et communément *amour de la sagesse*, menant à une démarche qui vise à la compréhension du monde et de la vie par une réflexion rationnelle et critique. C'est une recherche de la vérité guidée par un questionnement sur le monde, la connaissance et l'existence humaine. Ce n’est pas un savoir mais une démarche de réflexion. L’étymologie du terme Philosophie indique que le philosophe est celui qui tend vers la sagesse, qui cherche à vivre comme il le faut et plus particulièrement qui recherche le bonheur. Depuis Socrate, toute une tradition a défendu cette conception de la philosophie comme un mode de vie. D'où la devise inscrite au frontispice du Temple de Delphes que Socrate a repris à son compte : "Connais-toi toi-même". C’est en se connaissant, en cherchant en lui-même, que l’homme peut trouver la sagesse. Mais deux questions essentielles sont posées par Socrate : Pour y trouver quoi et par quel moyen ?

Voici quelques propositions de réponses de philosophes renommés :

* LAO TSEU aurait été un sage chinois du milieu du VIe siècle av. J.-C. au milieu du Ve siècle av. J.-C, considéré a posteriori comme le père fondateur du taoïsme. Le Tao Tö King (Livre de la Voie et de la Vertu) que la tradition lui attribue est un texte majeur du taoïsme.

* CONFUCIUS (551 -479 av. J.-C.), philosophe chinois. Il est le personnage historique qui a le plus marqué la civilisation chinoise, et est considéré comme le premier "éducateur" de la Chine. Son influence en Asie de l'Est est telle qu'on peut la comparer à celles de Jésus et Platon en Occident. La légende veut qu’il ait rencontré LAO TSEU. Partant du constat qu’il n’est pas possible de vivre avec les oiseaux et les bêtes sauvages, et qu’il faut donc vivre en bonne société avec ses semblables, Confucius tisse un réseau de valeurs dont le but est L’HARMONIE DES RELATIONS HUMAINES.

* SOCRATE, philosophe grec du Ve siècle av. J.-C. qui prône la philosophie comme manière de vivre. Il est connu comme l'un des "fondateurs" de la philosophie. Connais-toi toi-même : une injonction morale et épistémologique de Socrate. Dans les premiers dialogues, Socrate philosophe contre l'ignorance qui est la cause du vice, lequel prive l'âme de la vertu. Dans les dialogues tardifs, Socrate philosophe pour la science, c'est-à-dire la connaissance de ce qui est, qui est la source même de la vertu. Pour lui, on ne peut avoir une vertu sans les avoir toutes à la fois. Pour Socrate, vivre une vie philosophique signifie vivre en considérant que la raison, entendue comme la faculté de raisonnement et d'analyse en vue de la vérité sur toute chose, est notre faculté la plus haute et la plus essentielle.

Après Socrate, les philosophes antiques les plus connus sont, entre autres, Platon, les Stoïciens, Aristote, Plutarque :

* Platon (428/427 - 348/347 av. J.-C). est un philosophe antique de la Grèce classique. Il développe sa propre doctrine qui repose sur un dualisme entre deux réalités, le monde sensible et le monde intelligible : la théorie des Idées. Le monde sensible change, se dégrade, périt. Il faut donc imaginer une seconde réalité, éternelle, incorruptible, qui contient les Idées ou essences. La morale platonicienne se présente comme un milieu entre des exigences réalistes et une aspiration vers un monde idéal, aspiration d'un poète, autant que d'un philosophe, vers un absolu transcendant, sur lequel il serait possible de s'appuyer et duquel tous nos actes tireraient leur valeur.
Héritier de l'identification socratique de la vertu à la science, Platon ne peut concevoir pour la morale un domaine et une méthode autonome. Pour mieux vivre, il faut avoir contemplé le monde idéal parce que c'est dans le monde idéal que se trouve aussi, au même titre que les vérités des sciences, les valeurs éthiques. « Les choses matérielles en ce monde changent et périssent, alors que les valeurs morales sont inaltérables. » Il a donc conclu que les valeurs morales sont des essences idéales, néanmoins objectives, appréhendées intuitivement au terme d'un processus dialectique. Ces valeurs morales cependant ont un fondement commun dans la bonté ou la perfection, de telle sorte qu'elles sont dites, à juste titre, participer, tirer leur bonté ou leur perfection de la plus haute essence idéale, la bonté ou la perfection absolue, l'Idée du Bien, le soleil du monde idéal. (Persée)
Mais la vertu peut-elle être considérée comme une science ?

Cette question engendre des réponses qui sont comme la préfiguration de certaines thèses aristotéliciennes. La vertu, au contraire de la science qui est invariable, est multiple et changeante et elle est peut-être fausse. C'est ici qu'on voit apparaître une conception toute nouvelle, que tous les philosophes grecs, les stoïciens aussi bien qu'Aristote, conserveront, et que les moralistes modernes répéteront aussi sous différentes formes. C'est la théorie de la fonction propre à chaque être dont l'objectif est de suivre la nature en se conformant à l'ordre universel.

Platon a donc été amené, en fonction des difficultés décelées chez Socrate, à fonder la vertu sur la notion d'œuvre propre, notion que reprendra Aristote, après l'avoir dépouillée de toute trace d'idéalisme, de toute attache avec le bien en soi.

À la question de savoir comment acquérir les vertus et devenir un homme juste, Platon et Aristote donne une réponse identique : « le bonheur est le fruit de l'habitude et non de l'instruction. Les actions justes engendrent la justice, les actions injustes, l'injustice. C'est en faisant ce qui est juste que l'on devient juste ».

Insatisfait de l'opinion et désireux d'accéder à un bonheur plus vrai, l'homme est entré dans la voie de la connaissance et progressivement s'est élevé dans cette voie. Mais voilà que la science à son tour se révèle impuissante. Quel concept lui présentera-t-elle comme schème de son activité, jusqu'à la limite, c'est dire au moment où elle devient connaissance du bien et du mal, elles s'évanouit en non-science et débouche sur un domaine non-conceptualisable ? La réponse à cette question se trouve dans une partie négligée jusqu'à présent : la fameuse théorie de l'AMOUR développé dans le "Banquet". Sans s'attarder sur l'amour platonicien et ses difficultés, on retiendra que ce qui pourrait éclairer la morale et l'homme désireux de vivre en conformité avec elle. Ce qui nous fait quitter le monde sensible, ce qui nous pousse à pénétrer dans le monde idéal, ce qui sous-tend tout notre effort scientifique, le fonde et à la limite, le justifie, c'est l'amour que nous portons au Vrai, au Bien, au Beau. Cet amour est inné en nous, parce que, en nous, au fond de notre âme, se trouve enfoui la notion du Bien et du Beau en soi que nous avons contemplé, avant de choir dans un corps de chair, prisonniers de la matière. Par cet amour, nous reconnaissons le moindre reflet du Beau, la moindre image du Bien, la plus frêle imitation du Vrai et à cause de lui, nous désirons nous élever de plus en plus vers l'objet suprême de notre amour, le Bien en soi.

Platon est profondément convaincu que L'HOMME EST LE PROPRE DÉMIURGE DE SON DESTIN, qu'il se sauve ou se damne librement car celui qui connaît ce qui est réellement bon peut laisser son jugement s'obscurcir par la passion, au moins momentanément, de sorte que le bien apparent lui semble le bien authentique, quoiqu'il soit responsable d'avoir permis à la passion d'ainsi obscurcir la raison.

La morale platonicienne se présente comme un compromis entre des exigences réalistes et une aspiration vers un monde idéal, aspiration d'un poète, autant que d'un philosophe, vers un absolu transcendant, sur lequel il serait possible de s'appuyer et duquel tous nos actes tireraient leur valeur. Cette connaissance est AMOUR, et c'est parce qu'elle est amour qu'elle est recherchée et pratiquée par les hommes ; parce qu'elle est amour encore, qu'elle peut diriger et contraint la volonté, la contraindre à tel point que nul ne fait le mal volontairement, sciemment. L'homme qui ressent douloureusement son aliénation et entend la vaincre, en la consacrant, trouvera toujours, dans sa fuite vers le haut, un guide, un compagnon et un maître prestigieux en Platon.

* Le STOÏCISME est une école de philosophie hellénistique fondée par Zénon de Kition à la fin du IVe siècle avant notre ère à Athènes. Le stoïcisme est une philosophie de l'éthique personnelle influencée par son système logique et ses vues sur le monde naturel. Il prône l'acceptation sereine du destin, dans sa définition stoïcienne, et la MAÎTRISE DE SOI, en s'efforçant de vivre en accord avec la nature et en se détachant des émotions perturbatrices. Cela consiste pour les humains à accepter le moment tel qu'il se présente, à ne pas se laisser contrôler par le désir du plaisir ni la peur de la douleur, à utiliser son esprit pour comprendre le monde et à faire sa part dans le plan de la nature, à œuvrer avec les autres et à les traiter de manière juste et équitable. Les stoïciens sont particulièrement connus pour leur enseignement moral, selon lequel « la vertu est le seul bien » pour les humains, et les choses extérieures telles que la santé, la richesse et le plaisir ne sont ni bonnes ni mauvaises en soi, n'ayant de valeur qu'en tant que « matière sur laquelle la vertu peut agir ». Avec l'éthique aristotélicienne, la tradition stoïcienne constitue l'une des principales approches fondatrices de l'éthique occidentale de la vertu. Les stoïciens pensent que la meilleure preuve de la qualité philosophique d'un individu est non pas ce qu'il dit, mais la MANIÈRE DONT IL SE COMPORTE. Pour mener une vie bonne, il faut comprendre les règles de l'ordre naturel, car selon eux tout est enraciné dans la nature.
[[[Pour les stoïciens, le temps est une dimension ou un intervalle[34] du mouvement, selon Zénon, et du mouvement du monde (selon Chrysippe). Le temps est « cette dimension du mouvement selon laquelle on parle de la mesure de la vitesse et de la lenteur »[35]. Toutes les choses se meuvent et sont dans le temps, lequel est infini dans les deux directions, du passé et du futur. Mais le temps a deux sens : en un sens large, seul le présent est là, existe réellement pour ainsi dire, bien qu'il soit incorporel. Le passé et le futur sont alors des êtres subsistants, car ils ne sont pas là, ils ne sont pas présents. En un sens strict, aucun temps n'est complètement présent, car tout temps est sécable à l'infini. ]]] 'stoicisme' sur wiki, seulement pour moi

* Aristote (384-322 av. J.-C), philosophe et polymathe grec de l'Antiquité. Il est avec Platon, dont il a été le disciple à l'Académie, l'un des penseurs les plus influents que le monde occidental ait connus. Il est aussi l'un des rares à avoir abordé presque tous les domaines de connaissance de son temps. Chez Aristote, la philosophie, à l’origine « amour de la sagesse », est comprise dans un sens plus large comme recherche du savoir pour lui-même, interrogation sur le monde et science des sciences. Selon lui tous les vivants ont une âme, mais celle-ci a diverses fonctions. Les plantes ont seulement une âme animée d'une fonction végétative, celle des animaux possède à la fois une fonction végétative et sensitive, celle des hommes est dotée en plus d'une fonction intellectuelle. La vertu éthique, selon Aristote, est en équilibre entre deux excès. Ainsi, un homme courageux ne doit être ni téméraire, ni couard. Il en découle que l'éthique aristotélicienne est très marquée par les notions de mesure. Son éthique, tout comme sa politique et son économie, est tournée vers la recherche du Bien. Plus de 2 300 ans après sa mort, sa pensée est toujours étudiée et commentée par la philosophie occidentale.

* Plutarque (44-125), d'origine grecque, philosophe et penseur majeur de la Rome antique, est l'auteur des Œuvres morales traitant de sujets extrêmement variés, qui peuvent relever de la religion, de l'éthique, la politique, la philosophie, la littérature, l'histoire. Plutarque écrit sur les "délais de la justice divine" qui prône que le châtiment des crimes est une dette de la justice envers l'offensé qui s'applique dans un temps plus ou moins long.

Parmi les philosophes modernes, notons :

* DESCARTES (1596-1650) considéré comme l'un des fondateurs de la philosophie moderne. Il reste célèbre pour avoir exprimé dans son Discours de la méthode le cogito : « Je pense, donc je suis ».

* LE SIÈCLE DES LUMIÈRES, mouvement philosophique, littéraire et culturel européen qui s'étend de 1715 à 1789 et qui se propose de substituer la raison partout où c’est possible : face à la foi aveugle, à la superstition, au poids de la tradition dans les institutions sociales, aux instincts primitifs ou aux sentiments incontrôlés dans les relations et la morale en général. Autrement dit, le projet est de civiliser l’homme et son environnement, en s’appuyant sur la raison humaine en excluant l’esclavage, la torture, les peines cruelles, les guerres fanatiques, la règle des monarques absolus et des aristocrates privilégiés, ainsi que l’IGNORANCE DES POPULATIONS MAINTENUES DANS LEUR ÉTAT PENDANT TROP LONGTEMPS. Les Lumières se sont pensées comme un mouvement européen, international et l’homme des Lumières est avant tout un "cosmopolite", un "citoyen du monde" quand il n’est pas un apatride.

Parmi eux, on peut citer :

* John LOCKE (1632-1704), philosophe anglais considéré comme l'un des fondateurs du libéralisme. Pour lui l'État n'est légitime que pour servir les intérêts civils des individus. La liberté étant offerte par Dieu aux hommes dès l'état de nature, ceux-ci doivent la conserver par contrat. Il écrit : « Les hommes oublient toujours que le BONHEUR EST UN ÉTAT D'ESPRIT et non le fruit des circonstances. La nécessité de rechercher le véritable bonheur est le fondement de notre liberté. »

* VOLTAIRE (1694-1778), écrivain et philosophe d'esprit libéral, célèbre pour ses combats contre l'intolérance et le fanatisme religieux.

* Jean-Jacques ROUSSEAU (1712-1778), écrivain, philosophe et musicien dont l'œuvre est consacrée à la compréhension des conditions morales et politiques (la vie en commun) de la vie humaine. Rousseau avait une passion pour la liberté, la justice, le goût de la vertu et le mépris de la richesse.

* HELVETIUS (1715-1771), écrivain et philosophe français, auteur de deux ouvrages majeurs, De l’Esprit et De l’Homme, ouvrages qui marquèrent profondément la pensée française au XVIIIe siècle.

* Emmanuel KANT (1724-1804), philosophe prusse, fondateur du criticisme et de l’idéalisme transcendantal dont les trois axes sont la philosophie de la connaissance (développée surtout dans la Critique de la raison pure), la philosophie pratique (exposée dans la Critique de la raison pratique et les Fondements de la métaphysique des mœurs) et l'esthétique (dans la Critique de la faculté de juger). Pour lui, nous ne vivons pas actuellement dans une époque éclairée mais dans une époque de propagation des lumières dans laquelle nous devons placer nos espoirs pour la vie future de l'humanité. Emmanuel Kant ramenait le domaine de la philosophie à quatre questions : « Que puis-je savoir ? Que dois-je faire ? Que m’est-il permis d’espérer ? Qu’est-ce que l’homme ? »

* Moïse MENDELSSOHN (1729-1786), philosophe allemand. Il est un personnage important de la philosophie juive, du judaïsme européen, et de la philosophie du XVIIIe siècle, l'Aufklärung berlinoise ((Lumières allemandes). Il est reconnu pour être l'un des principaux instigateurs de la Haskala (« éducation »), le mouvement des Lumières propre au judaïsme. Il est l'auteur de Phédon ou entretiens de Socrate avec ses disciples sur l'immortalité de l'âme. Les Lumières sont pour Mendelssohn la partie théorique (objective) de ce qu'il appelle la "civilisation", la partie pratique et subjective étant la "culture". Les Lumières représentent les sciences et la réflexion rationnelle, la culture représente les mœurs et les arts. Ces deux composantes, développées dans une société donnée, la font avancer vers davantage de civilisation et se rapprocher toujours plus de la "destination de l'homme" : ce qui fait que l'homme est plus qu'un animal borné et instinctif. Mais elles peuvent aussi se corrompre dans un excès destructeur pour l'homme.

* Mary WOLLSTONECRAFT (1759-1797), femme de lettres, philosophe et femme engagée britannique surtout connue pour "Défense des droits de la femme" (A Vindication of the Rights of Woman), pamphlet contre la société patriarcale de son temps.

* Georg HEGEL (1770-1831), philosophe allemand, dont l'œuvre, postérieure à celle d’Emmanuel Kant, appartient à l'idéalisme allemand et a eu une influence décisive sur l'ensemble de la philosophie contemporaine. Il rédige la Phénoménologie de l'Esprit et prône que La conscience morale est juge souverain de ce qui est bien ou mal ; elle ne repose que sur elle-même, et refuse de s'en laisser imposer.

*Jean-Paul SARTRE (1905-1980) philosophe, écrivain et journaliste français qui allègue que l'homme, condamné à la liberté absolue, DOIT INVENTER SON CHEMIN. La création humaine est, en effet, libre. Chez Sartre, j’existe et je suis libre, sont deux propositions rigoureusement synonyme et équivalentes. L’être humain n’est pas programmé à l’avance. Il n’existe pas de « nature humaine » déjà écrite. L’homme apparaît d’abord dans le monde, puis se définit progressivement par ses choix, ses actes et ses engagements. Puisque rien ne définit l’homme à l’avance, chacun porte l’entière responsabilité de ce qu’il devient et doit inventer lui-même le sens de son existence. Cette liberté radicale constitue à la fois la grandeur et la difficulté de la condition humaine. L’homme est libre de choisir, d’agir, de se transformer, mais il est également TOTALEMENT RESPONSABLE DE CE QU’IL DEVIENT.

Mais tout cela n'est qu'un balbutiement car il reste tant à lire, tant à écrire, tant à vivre, tant à découvrir et tant à créer.

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